jeudi 31 mai 2018

Simuler la musique en jeu de rôle, est-ce possible ?

Vous le savez peut-être ou pas, mais je suis plutôt amateur de musique, et en particulier de celles qui envoient du décibel à grand coup de guitares saturées. C’est même ce thème qui m’a poussé à investir dans le jeu « De Mauvais Rêves » (à cause de son hack « De mauvais riffs ») et à proposer « Slam ! » pour le dernier concours 3 Fois Forgé.
Mais, que ce soit par les mécaniques proposées dans ces deux jeux ou par ceux que l’on retrouve dans des jeux plus classiques (je pense notamment aux « bardes » de Donjons et Dragons), je n’arrive pas à être satisfait avec la manière dont les jeux de rôle traitent de cet art. Alors bien sûr, on pourrait étendre la réflexion à d’autres formes (peinture, photographie, sculpture, etc) mais elles me sont moins familières et seront donc pour moi plus compliquées à visualiser au sein d’un système ludique. Et puis, je ne pense pas que ce soit un handicap, j’ai l’intuition que si j’arrive à trouver une solution pour la musique, cela sera très facilement transposable aux autres formes d’arts du JdR.
Mais quelle solution ? En écrivant ces mots, je ne suis absolument pas sûr d’en trouver une avant la fin de l’article. Tout au mieux vais-je lister ce qui me dérange dans les moyens d’aborder cet art dans le jeu de rôle. Peut-être qu’au final, avec votre aide, des pistes finiront par émerger.


Quelles règles pour créer virtuellement de la musique ?


Ma culture rôliste n’est certainement pas aussi étendue que celle de certains d’entre vous qui me liront, mais j’ai beau chercher, je ne connais pas de jeux qui se concentrent réellement autour de la musique (ou de n’importe quel autre art). Même « Slam ! » n’a pas pour thème la musique en elle-même mais plutôt le monde qui gravite autour d’elle. D’ailleurs, parmi les critiques, on nous a reproché de ne pas mettre en avant le côté artistique des rockers que l’on incarne dans le jeu. Si je comprends tout à fait l’argumentation concernant ce défaut du jeu, je n’ai pas le souvenir que nos lecteurs nous aient conseillé des approches pour palier à ce manque. Comment alors faire ressortir le côté artistique des musiciens, ne serait-ce que d’un point de vue règles ?
Essayons d’aborder la question sous deux angles : un qui va se concentrer sur la narration et un autre qui va se concentrer sur la simulation.
D’un point de vue purement narratif, un joueur aura tendance à décrire comment son personnage se comporte en tentant d’interpréter ou de composer un morceau musicale et comment les spectateurs perçoivent ce qu’il est en train de jouer. La musique étant un art qui suscite des émotions, cette manière de l’incorporer en jeu paraît tout à fait viable puisqu’elle se concentre justement sur le ressenti des personnages face à une chanson, un air, une mélodie, etc. De la même manière, la nature de la musique peut être décrite. On pourra dire qu’il s’agit d’une chanson triste, d’un air entraînant, d’une belle mélodie, que le morceau est long, court, qu’il a un rythme rapide ou lent, etc. Là encore cette incorporation descriptive me paraît également s’inscrire dans une bonne logique de jeu. Mais la musique est une expérience, c’est quelque chose qui se vit et qui peut marquer et toucher celui qui l’entend et qui la joue. Comment définir la virtuosité d’une œuvre qui n’existe pas ? En faisant des comparaisons avec des pièces réelles ? En écoutant autour de la table quelque chose qui ressemblerait à ce que l’on décrit dans le jeu ? Voilà des suggestions intéressantes à mon avis, et la proposition de gérer uniquement d’un point de vue narratif ou dramatique semble ce qui a l’air de couler de source. Oui mais voilà, qu’en est-il à partir du moment où on veut que le système génère ces œuvres dans un modèle plus classique ?
J’ai beau interpréter un musicien, un barde, ou que sais-je, mes compétences en la matière sont normalement définies numériquement comme tout le reste de mon personnage. Si une caractéristique détermine mes talents de combattant, alors une autre doit déterminer mes talents d’artiste. Si un jet de dés donne la manière dont se passe un combat en prenant en compte dans la simulation non seulement mes propres capacités mais également celles de mon adversaire, alors un jet de dés devrait donner la manière dont se passe l’interprétation d’un morceau, et devrait prendre en compte non seulement les dons du musicien mais également la réaction de son public. Oui mais voilà : si on peut s’imaginer l’évolution d’un échange de coups d’épée, comment s’imagine-t-on une interprétation musicale dans sa globalité ? Est-ce qu’une réussite veut dire que l’on joue bien et que le public est réceptif ? Est-ce qu’un échec veut dire que l’on joue mal et que par conséquent le public n’aime pas ? Mais pourquoi jouerait-on mal si notre personnage par ses caractéristiques est censé être un virtuose ? Faut-il revenir à de la narration pure et dure ou considérer qu’un échec serait simplement dû à une audience qui ne se laisse pas séduire par le talent du musicien ?
Autant la part de hasard dans la résolution d’un combat dans un jeu classique ne me dérange pas, au contraire elle apporte un côté très ludique (on lance des dés, le résultat est incertain, on a des surprises, on doit réagir, on a peur pour son perso, etc), autant résoudre une action « artistique » de cette manière ne me paraît pas être la solution idéale. Mais, aussi valable soit la proposition de faire vivre la musique uniquement via un mode narratif, elle ne m’apporte pas non plus entière satisfaction car justement le côté ludique en prend un coup : « ok d’accord, t’es un virtuose, tu joue magnifiquement bien, la foule en délire t’acclame. » Pas de suspens, pas de tension, et à moins d’être très amoureux du rôle play, ces phases finissent par devenir des routines sur lesquelles on passe très vite. Résultat : pas de ludique et le côté artistique passe complètement à la trappe.  

Les limites du jeu ?


Alors comment donner une ampleur à la musique dans une partie de jeu de rôle où on incarne des musiciens ? Comment simuler la création et l’interprétation ? Dans l’idéal, il faudrait que l’on puisse réellement créer un morceau, mais cela n’a pas de sens ! Pour reprendre l’exemple du combat : généralement les règles simulent très bien cette interaction et il est rare que l’on ait vraiment besoin de se battre réellement pour voir comment cela va se finir ! De plus, pour la musique, il faudrait que les joueurs et les joueuses connaissent soit le solfège pour se figurer les mélodies dans leur tête, soit pratiquent un ou plusieurs instruments pour en jouer autour de la table. Sans compter que s’ils incarnent des génies de la musique, ils doivent également produire quelque chose de grandiose. On est d’accord, peu d’entre-nous possèdent ces capacités dans la vie réelle, il faut donc trouver un moyen de le faire en jeu en allant au-delà de la simple description. La vraie question du coup devient la suivante : est-ce réellement faisable ?
Il est difficile de se figurer une œuvre qui n’existe pas comme déjà abordé plus haut. A moins d’être soi-même un musicien avec une solide formation de conservatoire, tenter de créer une œuvre qui a du sens revient presque à essayer d’inventer une couleur.
De plus, si la musique a quelque chose d’universellement envoûtant, les réactions qu’elle va susciter ne vont pas être les mêmes d’un individu à l’autre et cela va dépendre de la sensibilité de l’auditeur, de son éducation dans le domaine et de ses goûts.
Quand je pense à « Slam ! », j’imagine bien faire partie des joueurs et décrire mon personnage sur scène, la manière dont il bouge, la manière dont réagit la foule à chaque riff iconique, les possibles problèmes techniques qui peuvent arriver sur scène, et l’ambiance générale mais je ne pourrais pas décrire la chanson phare du groupe, je n’arriverai pas à l’entendre clairement. Et cela même avec une chanson réelle : essayer de décrire un morceau à quelqu’un qui ne le connaît pas, sans faire de comparaisons avec quelque chose qu’il pourrait connaître, je pense que ça va vite devenir compliqué et que si vous lui demandez de vous décrire ce à quoi ça le fait penser, il y a des chances pour qu’il soit complètement à côté de la plaque.
Et même si en faisant des comparaisons avec des morceaux réels on arrive à mieux se figurer ce à quoi pourrait ressembler une musique créée par un personnage de jeu de rôle, comment alors mettre en place un système qui va déterminer le « niveau d’une chanson » en prenant en compte le talent d’un personnage, son degré de créativité, sa virtuosité, son impact sur le public, sa cohésion avec le groupe, etc.
On commence à tourner en rond.



https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Juglar.jpg

Quelles pistes au final ?


J’ai déjà évoqué la piste purement narrative aidée par des comparaisons avec des morceaux réels. Elle ne me satisfait pas complètement mais elle fonctionne. On n’entendra pas clairement ce qui se passe dans le jeu mais on s’en rapprochera au plus près et on pourra appliquer ses effets.
Dans « Ardri : les guerriers d’Enorhim », la musique tient une place importante également. Parmi les 3 types de profils disponibles pour les PJ, l’un d’entre eux permet d’incarner des bardes (fili, scalde, troubadour, et courtisan musicien). Les mécanismes dans le jeu sont plutôt classiques, on chante une chanson comme on frappe un adversaire. Pour renforcer l’aspect musical, les PJ ont accès à un répertoire de chansons en fonction de leur profil, avec des noms plus ou moins évocateurs (comme la liturgique, la moqueuse, la séduisante, etc), et qui leur permettent d’avoir un impact sur leurs auditeurs. Ainsi, par exemple, certaines chansons octroieront des bonus pour séduire quelqu’un ou seront agaçantes à l’oreille forçant le public à se détourner du musicien. Vous l’aurez compris, ici l’approche que j’ai choisie est comparable au « lancement d’un sortilège », il s’agit de capacités, un peu comme dans Donjons & Dragons. Si cela colle avec le reste de la mécanique du jeu, et si les noms des chansons peuvent évoquer certains types de mélodies, il me manque quand même l’aspect vraiment artistique dont je vous parlais précédemment dans cet article.
Enfin, en ce qui concerne « Slam ! » qui n’utilise pas un système de résolution classique, je sèche complètement. Je ne vois absolument pas comment mettre en avant ce côté artistique que les joueurs réclament.
En y réfléchissant, plusieurs idées me viennent pour mettre en place un système de création de chanson, mais celui-ci resterait purement descriptif. Comme énoncé plus tôt, on pourrait déterminer la couleur d’un morceau (joyeux, triste, entraînant, sophistiqué, etc), son thème (il évoque l’amour, la guerre, la mort, la religion, etc) et selon le niveau de maîtrise du personnage déterminer quel impact cela aura sur ceux qui l’écouteront. C’est intéressant, mais ça se rapproche pas mal de la création libre de sortilèges que l’on peut rencontrer dans certains jeux où on va déterminer la portée, les effets, les points de dégâts, etc. Ce qui fait qu’au final, s’il y a un peu plus de créativité avec cette méthode, on reste assez superficiel et éloigné de ce que je recherche.
Peut-être qu’il y a un filon à creuser en cherchant à développer comment intégrer la musique (ou un autre art) dans le jeu ? Il faudrait créer un  petit outil ou un mini-jeu informatique, un peu comme une sorte de « punk-o-matic » mais adapté à l’ambiance du jeu, et qui permettrait de créer de courts phrasés musicaux qui seraient uniques ou presque à chaque fois qu’un joueur en créerait un à sa table. C’est une idée même si elle paraît un peu compliquée à mettre en place et dépasse mon domaine de compétence.
C’est là que je me tourne vers toi, public. Quelles sont tes idées ? Comment abordes-tu la question ? As-tu des JdR qui ont résolu le problème de manière efficace ? Est-ce que ma quête est vaine ? Est-ce juste impossible ? Et quand bien même, as-tu d’autres pistes pour générer de l’artistique dans tes parties même si cela reste plutôt dans la description ? Quelles règles pour simuler le plus efficacement de l’artistique ? C’est à toi public, oui, exprime toi car sérieusement ton avis sur la question m’intéresse au plus haut point !

Bigyo'

mardi 29 mai 2018

Troisième carte d'Enorhim : villes et villages

Troisième et dernière carte d'Enorhim sur laquelle vous trouverez les positions et les noms de toutes les villes, de tous les villages et des sites sacrés de l'île Verdoyante.


Comme les noms sont inscrits en tout petit, pour avoir un meilleur aperçu, vous pouvez télécharger la carte en cliquant ici.

En bleu ciel : le nom des villes, des villages, des ports et des mines sous domination havrésienne.
En rose : le nom des villes, des villages et des sites sacrés administrés par l'Eglise Archangéiste.
En vert kaki : le nom des villes, des villages, des ports et des sites sacrés appartenant aux clans keldes.
En violet : le nom des villes portuaires administrées par des familles danes.
En orange : Dublhidan et McBeal sous contrôle Royaliste.
En blanc : Enorhimport, port d'Ylanthar le plus proche de l'île Verdoyante.

On voit bien sur cette carte que les havrésiens se sont bien installés dans le Laghan (sur la côte est de l'île) alors que leurs conquêtes sont plus éparses sur le reste de l'île où les clans keldes dominent.

Voilà qui clôture pour le moment le volet cartographique d'Ardri. Rapidement la page qui parle du jeu sera modifiée pour contenir des liens renvoyant vers les articles postés ces derniers jours.

Bigyo'

lundi 21 mai 2018

Seconde carte d'Enorhim : la carte géographique

Après avoir eu un premier aperçu des grandes entités politiques de l'île Verdoyante, voici une carte vous présentant la géographie d'Enorhim.


En cliquant sur la carte vous aurez un léger agrandissement de celle-ci.
En marron : le nom des massifs montagneux.
En bleu : le nom des mers, des lacs et des rivières.
En noir : le nom des régions de l'île. Elles n'ont pas de réalité politique, elles englobent un ensemble de territoires pouvant contenir plusieurs éléments (comme des collines, des montagnes, des tourbières, etc), elles permettent aux peuples de l'île de mieux se repérer.
En jaune (et qu'on voit très mal sur la carte) : Odhas qui désigne la pointe Sud-Est de l'île et qui est uniquement recouverte de dunes de sable.

Encore une fois, considérez cela comme un aperçu que comme une carte définitive en ce qui concerne son aspect. Je pense que plus tard, en plus d'une carte globale de l'île avec les points d'intérêts les plus importants (comme celle de l'article précédent), je ferai une carte pour chaque royaume provincial, ce qui me permettra de zoomer (même si l'île n'est pas grosse) et d'ajouter détails géographiques et noms des villages sans que cela ne fasse trop surchargé.
D'ailleurs, la prochaine carte que je vous proposerai, dévoilera les noms de tous les villages, de toutes les villes et de tous les lieux sacrés d'Enorhim. Stay tuned !

Bigyo'

mardi 15 mai 2018

Première carte d'Enorhim

Préparez vous à voir publiées sur le blog les premières cartes d'Enorhim. Depuis le temps que je vous parle de cette île, vous n'en avez toujours pas vu la forme ! Alors voilà désormais une première apparition de l'île Verdoyante.


Que peut-on voir sur cette carte ?
En rouge : les frontières, les noms et les capitales des quatre royaumes provinciaux : le Tirlad, le Laghan, le Mhumain et le Keldtacht.
En jaune : les frontières du Palas, zone conquise par les havrésiens et qui se trouve directement sous l'autorité de la Reine Victoria.
En noir : les villes les plus importantes de l'île en dehors des capitales, ainsi que l'Esker Riada, seule route pavée reliant Corrib à Dublhidan, traversant ainsi le pays d'ouest en est.

Alors d'accord, ce n'est pas très beau. J'ai réalisé cette carte (et celles qui suivront) avec mes maigres talents en graphisme. Je la ferais refaire quand mon budget me permettra de faire appel à des professionnels de la cartographie de JdR. En attendant, cela vous permet d'avoir un bon aperçu de ce à quoi ressemble Enorhim.
Dans les prochains jours, vous découvrirez une carte géographique et une carte avec tous les noms de villes et de village de l'île.

Bigyo'

dimanche 29 avril 2018

Le logo de printemps

Comme vous pouvez le remarquer, une nouvelle bannière et un nouveau logo ont fait leur apparition non seulement sur le blog mais également sur la plupart des réseaux sociaux où je me trouve.

Ils ont été concocté par ma chère et tendre Juliane. Ils reprennent les idées que j'avais déjà mises en place mais avec des couleurs moins criardes et une police OFL que vous pourrez trouver ici : Gaeilge Bold par Peter Wiegel.

Ce nouveau logo et cette nouvelle bannière ne devraient plus changer avant un bout de temps.

Mais qu'advient-il de la jolie rousse kelde de Neith ? Et bien, le moment venu, vous reverrez ses tâches de rousseurs et son plaid réapparaître sur un nouveau site consacré uniquement à Ardri : les guerriers d'Enorhim. Alors restez dans le coin... ;)

Bigyo'


jeudi 26 avril 2018

Retour de Grabuge

Le week-end dernier se tenait la 8ème convention Grabuge à Carcassonne. Comme je vous l'avais annoncé, j'étais bien présent à cet évènement. Voici donc un petit retour rapide sur ces 3 jours de jeu !


PRE-CONV'

En fait, je pourrais dire sur ces 4 jours de jeu. Car, jeudi, la veille du début de la conv', j'étais en visite chez la famille de ma compagne pour leur proposer une partie de "Colonial Gothic : à l'Est d'Eden", jeu que je maîtrisais pour la première fois. Pour l'occasion, et parce qu'avec l'organisation de la convention j'ai pas trop eu le temps de préparer autre chose, j'ai fait jouer le scénario d'introduction présent dans le livre de base des règles du jeu. La partie fut longue (au moins 7 heures) mais surprenante et amusante ! J'ai bien apprécié. Le système est simple et c'est clairement un jeu d'ambiance. Je ne suis pas sûr d'avoir bien réussit à transmettre le côté horreur du jeu, mais je pense m'en être tiré en proposant un penchant fantastique teinté de mystère un peu glauque. Seul bémol : n'avoir pas assez insisté dans la présentation du jeu et/ou mon contrat social sur les possibilités de mourir facilement. En tant que MJ, le jeu m'a beaucoup plu (je ne regrette pas du tout mon pledge), mais je ne suis pas sur que c'était le genre de jeu adapté à mes joueurs. La prochaine fois, on tentera autre chose je pense !

PREMIER JOUR

Revenons en à Grabuge. Après cet épisode Gothic non loin de là, nous faisons route, ma compagne et moi, vers la MJC de Carcassonne. Nous sommes arrivés tôt, très tôt, mais ce ne fut pas un mal. J'étais "MJ résident", ce qui voulait dire que j'avais une salle attitrée toute à moi que je pouvais décorer comme bon me semblait avec pour objectif de plonger mes joueuses et joueurs dans l'ambiance du jeu que j'allais proposer.
Après un accueil par Thomas, qui gérait les inscriptions aux tables de JdR entre autre, nous arrivons dans notre salle. J'avoue qu'au départ j'étais pas franchement convaincu. Surtout par les matelas plus ou moins usagés qui avaient été posés contre les murs pour isoler les salles les unes des autres. Je n'avais qu'une question en tête : comment je vais cacher ces horreurs ?
Heureusement j'avais prévu pas mal de tissus, en plus des accessoires et pièces de costume. On vide notre malle et on redécore la pièce. On cache les matelas sous le tissus, on essaie de faire tenir tout ça sans que ça se casse trop la gueule, et on dispatche les quelques éléments de décor dans la pièce : casque, armes de GN, tenture aux couleurs celtiques, coffres en bois et copies d'illustrations. Bon, c'est pas Byzance, mais ça fera l'affaire.



Après l'installation, il me restait une dernière chose à faire : remplir les fiches des pré-tirés. Je n'avais pas eu le temps de le faire avant, c'est le moment idéal avant que Juliane n'aille rejoindre sa table de Torg animée par ZeDiac. De mon côté je n'avais pas prévu de maîtriser pour ce vendredi soir.

Comme on ne comprenait pas très bien comment ça allait se goupiller (on est loin d'être des habitués des conventions et celle-ci ne fait pas exception à la règle : c'était la première fois que l'on venait), on va chercher de plus amples renseignements auprès de Thomas. Il semble un peu inquiet du peu de tables de ce vendredi soir, aussi, à la dernière minute et l'empêchant de déguster sa crêpe, je lui propose d'être quand même MJ si besoin est. Vingt et une heure arrive, les tables sont annoncées, les MJ et les joueurs se regroupent et se dirigent vers leurs salles, et au final, il ne semblait pas y avoir besoin de plus de monde que ça pour animer. M'étant psychologiquement préparé à proposer quand même une partie, je m'en vais un peu déçu vers la salle de jeux de plat'/boutique pour me poser devant le tout premier Sonic et constater comme je suis mauvais à ce jeu. Mais, twist inattendu, deux joueurs sont à la recherche d'une partie ! Il est plus tard que prévu mais ce n'est pas grave, ce soir, on joue à Ardri !

Je ne vais pas rentrer dans les détails des parties, mais s'ils passent par là, je salue mes deux joueurs (Cinead et Pilz si ma mémoire est bonne) et leurs interprétations d'un cogneur skatish et d'un fili kelde qui a finit par se spécialiser dans la construction d'igloo et la fabrication de raquettes pour marcher dans la neige. Je me suis bien amusé, j'espère que eux aussi, j'en ai l'impression en tout cas, et les retours positifs que j'ai sur le jeu, notamment ceux de Pilz qui n'est pas fan de ce genre là, m'ont vraiment fait plaisir.

La nuit fut courte, et la fatigue s’amoncellera ainsi tout le week-end. A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas encore récupéré. Quand je pense aux orgas et bénévoles qui se sont occupé de toute la logistique et qui sont venues nous servir plusieurs fois au dernier étage en boissons et croque-monsieurs, et qui ont parcouru des kilomètres pour que tout se passe bien, je ne peux qu'être admiratif devant leur courage et leur endurance. J'imagine qu'ils doivent toujours être en train de récupérer également !

SECOND JOUR

Samedi matin, première partie "officielle", tout du moins annoncée sur le site de Grabuge depuis fin février. Partie qui semblait mal barrée car la veille je n'avais encore qu'une seule inscrite dessus, Juliane, ma compagne fan numéro 1. Mais à ma grande surprise, je me retrouve avec 3 autres joueuses ! Stranjell qui devait maîtriser une partie de Rêve de Dragon annule sa partie et elle et sa joueuse Virginie décident de venir compléter ma tablée. A ce duo s'ajoute Marie sur les conseils de Cinead qui avait joué avec moi la veille !
Paye ta pression : non seulement tu proposes un jeu inconnu, qui en est qu'à un stade amateur (et ce terme est plus ou moins péjoratif) et de surcroît les participantes sont là un peu par hasard. Va falloir être convaincant !
Au final ? Et bien ça s'est plutôt bien passé il me semble. En tout cas pour moi c'est sûr. J'ai passé un très bon moment, j'ai l'impression que c'était le cas pour mes joueuses aussi, j'ai eu de très bons retours, le RP était chouette, l'ambiance était chouette, bref, c'était bien ! Mention spéciale à celles qui ont essayé d’imiter des géants et/ou des chiens (je ne sais plus qui exactement) et à la moniale qui avait véritablement les faveurs de l'Unique (contrairement à la skatish qui s'est retrouvé paralysée au moment où on avait le plus besoin d'elle !).

La partie du samedi soir fut un peu plus rock'n'roll. Avec 3 inscrits sur le site, on finit par se retrouver à 5 avec une joueuse un peu spéciale puisqu'elle n'est âgée que de 13 ans. Gros défi : en plus de devoir convaincre avec Ardri, il me fallait jongler avec cette particularité, et si j'ai déjà fait des parties pour et avec des ados, c'était la première fois en convention et sur une table d'adultes. J'ai fait de mon mieux, mais il est clair que c'était ma pire prestation du week-end. Mon scénario écrit spécialement pour la convention était pas fou et il a fallut essayer de trouver un équilibre avec les personnalités très différentes des uns et des autres, notamment avec un quiproquo où une joueuse (pas celle de 13 ans, une autre) ne s'attendait pas du tout à ce style de jeu. Ardri est plutôt classique ou traditionnel si on doit absolument lui coller une étiquette. Le jeu offre certaines pistes d'un point de vue RP mais la résolution des actions passent invariablement par des jets de dés, ce qui n'a pas franchement été du goût de cette joueuse. Je suis vraiment désolé pour elle, j'espère que malgré tout elle n'aura pas passé un moment trop désagréable, et je la remercie sincèrement pour sa patience et les retours constructifs qu'elle m'a fait en fin de partie. Si tu lis ces lignes, encore désolé didinne. Cependant, elle ne fut pas la seule à me faire des retours et ils furent très positifs de la part de deux autres joueurs de la table, Thuzak et Gaëtan. Mentions spéciale : le passage du torrent fut quand même assez mémorable, et j'espère que vous aurez quand même apprécié Simone et ses rhumatismes...

ULTIME PARTIE

Le dimanche arrive après une nuit un peu courte encore. Dernière partie, et surtout partie plus courte car il faut avoir fini avant 16 heures ! Partie qui se fera sans Juliane, et qui théoriquement devait compter 5 participants. Mais, mauvaise surprise, deux joueurs nous ont fait faux bond. Ce n'est pas grave, j'accompagne mes trois joueurs jusque dans la salle pour cette ultime séance ! Si vous me lisez, sachez que je suis complètement désolé mais j'ai totalement oublié vos prénoms et vos pseudos. Après 4 jours de jeu et avec peu de sommeil, il faut croire que ma mémoire a décidé de zapper certains trucs. Si on rajoute à cela le coup de stress dû à un texto de Juliane partie faire une murder party et qui se résume de la manière suivante : "on ne sait pas si on va jouer, il y a un paquet suspect dans la salle où est prévu la partie". WTF !? Bon... On ne nous dit pas d'évacuer, c'est que le danger ne doit pas être si important que cela. On finira quand même par entendre deux explosions dû aux démineurs qui ont neutralisé les éléments suspects. Pour le reste, la partie s'est plutôt bien passé. On a eu de bonne tranche de rigolades. Mention spéciale au joueur qui incarnait le moine, au joueur qui incarnait une troubadour skatish et à ma première scène de baston entre PJ dans Ardri ! 



Illustration : Neith - Tous droits réservés

BILAN

A la fin de chaque partie j'ai pris le temps de demander à mes tables de me faire des retours sur Ardri, selon certains critères (l'Ambiance, l'Univers, le Système, le Plaisir de jeu, et l'Intérêt du jeu) en les notant de 1 (la plus faible notation) à 5 (la meilleure !) avec si possible un petit commentaire. Bien évidemment, ces résultats sont un peu biaisés : demander en face à face à quelqu'un ce qu'il a pensé de quelque chose qui vient de ton cœur et de tes tripes, c'est forcément recevoir une réponse un peu moins cinglante que si je leur avais poser les questions sur papier. C'est normal, la plupart des gens ont un cœur (en tout cas, à n'en pas douter, ceux autour de mes tables en avaient un) et personne ne veut blesser personne dans ces cas là. Cependant, loin de moi l'idée de supposer qu'ils n'étaient pas sincères ! Au contraire je pense qu'ils étaient tous très justes et très vrais dans leurs propos. Le jeu a reçu beaucoup de retours positifs, certains joueurs et certaines joueuses semblaient vraiment très emballé pour y rejouer une autre fois, l'Univers leur a plu, le Système aussi, j'ai eu plusieurs commentaires qui m'ont touché dans le bon sens. Cela ne pouvait pas être de la comédie, en tout cas je ne le pense pas. Quand on ne veut pas blesser quelqu'un, généralement on modère son propos, on prend des voies de traverse, on évite de trop en dire. Là j'ai eu de la part de la majorité des joueurs et des joueuses des propos positifs et encourageants. Et même pour celles et ceux qui n'aiment pas ce type de jeu, il n'y avait aucune malice dans leurs paroles et ils ont très clairement su me dire les choses qui ne leur plaisaient pas.
Cerise sur le gâteau et qui me pousse à croire encore plus en mon potentiel non seulement de créateur mais également de meneur, c'est ma 5ème place au concours de MJ de la convention. C'était une première pour moi, donc j'en suis franchement très très content. En plus, cela m'a permis de gagner un magnifique exemplaire de la dernière édition d'Ars Magica.
Bref, entre les retours intéressants et positifs, les bons moments passés autour des tables, et cette petite victoire de MJ, le weekend a vraiment été excellent !
J'en profite donc pour finir en remerciant mes joueuses et mes joueurs qui m'ont fait le privilège de tester mon jeu en devenir, mais également les organisateurs qui m'ont accepté en tant que "MJ résident" avec mon jeu amateur, et tous les bénévoles qui nous ont servi crêpes, boissons, crocs, buffet et petit dej' durant ces 3 jours. Cette convention Grabuge et l'asso qui va avec m'ont permis de vivre une expérience rôliste sans pareil qu'il me tarde de renouveler le plus vite possible ! Merci eux, merci à tous, et à très bientôt ! Je vais aller finir de récupérer maintenant...

Bigyo'



samedi 14 avril 2018

Mises à jour et préparation pour Grabuge

Petite news rapide pour vous informer que les pages "Qui suis-je ?" et "Téléchargements" viennent d'être mises à jour avec mes dernières créations.


Tous droits réservés.

Comme vous pouvez le voir également avec cette photographie, j'ai fait imprimer quelques visuels en vue de la convention Grabuge qui aura lieu le week-end de la semaine prochaine !

Si vous êtes bien attentif, vous pouvez voir les premières versions de la carte d'Enorhim que je vous partagerai sur le blog très prochainement, mais surtout on peut voir au dessus de toutes ces feuilles le premier prototype du kit de démonstration de Ardri ! Alors ce n'est certes qu'un prototype, il n'est pas parfait, mais ça fait très plaisir à tenir entre ses mains, on a l'impression d'avancer ! Et puis l'illustration de Neith sur papier glacé, ça rend super bien et c'est méga classe ! Du coup j'ai hâte d'être à cette convention pour faire jouer le jeu et pour montrer le prototype. Je sais que sur mes 3 tables, une est déjà complète, c'est encourageant ! Allez, il me reste encore un scénario à écrire d'ici là. A très bientôt !

Bigyo'

dimanche 8 avril 2018

Ardri : mise à jour du kit de démonstration


En vue de proposer une version consultable physiquement de mon kit de démonstration de Ardri pour la convention Grabuge à Carcassonne, je l'ai mise à jour avec les nouvelles règles et l'ai uploadée sur ce blog.

Dans cette version bêta 2.0, vous trouverez un document au format PDF de 70 pages contenant :

- L'Historique de l'île d'Enorhim
- Le résumé de la situation en l'an 1366
- Des explications sur les Uilebeasts
- Les règles de base mises à jour (avec le remplacement des D10 par des D12 et le nouveau fonctionnement du domaine de la Passion)
- Les Lois de Murphy enrichies (introduction de la notion de Piété et du jet de Chance)
- Les règles de confrontations ajustées aux derniers changements
- Un scénario clef en main
- Des pré-tirés ajustés aux derniers changements
- Des feuilles de personnages mises à jour
- Une mise en page printer-friendly

Vous pouvez télécharger la version bêta 2.0 du kit de démonstration d'Ardri en cliquant ici ou en vous rendant sur la page de ce blog consacrée au jeu (et qui a été également mise à jour, notamment avec une version lite de la création de personnage qui correspond aux derniers changements apportés au jeu. Mais ce guide de création ayant été fait à la va-vite pour mes testeurs actuels, il n'a pas été mis en page ni corrigé. Vous pouvez toujours y jeter un coup d'oeil si vous voulez vous faire une idée de la création de personnage dans le jeu, mais ne vous formalisez pas à son aspect et aux fautes, c'est un brouillon. Une version propre de ce guide verra le jour quand mon kit de démonstration sortira dans sa forme définitive).

Bigyo'


jeudi 22 mars 2018

Il était une fois un petit jeu de rôle pestiféré

Ne vous y fiez pas, le titre de cet article est trompeur !

Je vous ai déjà parlé du concours de création "Il était une fois un petit jeu de rôle" où j'avais lamentablement échoué l'année dernière mais qui m'a paradoxalement donné l'occasion d'être édité (... ou presque) !

Pour ceux qui auraient la flemme de cliquer sur les liens, je résume : il s'agit d'un concours de création de jeu de rôle en 250 mots. Voilà, c'est simple !
Cette année, petite nouveauté, un thème fut choisi : l'uchronie !

Je n'ai plus les dates en tête, mais grosso modo, on a eu tout le mois de février pour produire un ou plusieurs jeux de 250 mots sur le thème de l'uchronie. Très récemment, les résultats ont été annoncés. Le jury composé de 6 rôlistes confirmés et réputés dans notre petit monde (comme Kinayla du blog D1000 et D100 ou l'auteur Tiramisù) ont eu à distribuer leurs coups de coeur (jusqu'à 5 maximum) à pas moins de 47 participants pour cette édition 2018.

Et devinez quoi ? Et bien, ils n'ont pas pu se prononcer sur un vainqueur... Mais sur 3 ! Cette année, le concours voit donc 3 jeux être déclarés vainqueurs ex aequo ! Mais la vraie nouvelle, la raison de cet article, c'est que dans ce trio de tête, et bien, mon humble production s'y retrouve !

Joie, bonheur, allégresse le jour où ce fut révélé et encore aujourd'hui au moment où j'écris ces mots!
Et puisqu'une surprise n'arrive jamais seule, des lots qui n'étaient pas prévus à la base vont être envoyés aux trois auteurs gagnants ! C'est pas mortel ? Bon, je reviendrai sur ces lots je pense, quand je les recevrais.

Je vais donc profiter de cet article pour vous partager ce jeu qui a su trouver son public auprès de la moitié des membres du jury. Voici le pitch du jeu :

La Peste Noire a dévasté l’Europe, tout le monde est touché : paysans, prêtres et monarques.
L’’apocalypse est arrivée selon l’Eglise. Au milieu des cadavres, les sectes participent à la colère Divine et incendient bourgs, villages, forêts et cultures. Les Hommes sont devenus fous mais il reste un mince espoir : atteindre les Royaumes du Vinland par delà l’Atlantique. Vous n’avez plus rien mais vous êtes en vie. Vous n’êtes plus personne mais un réfugié.


Vous pouvez le télécharger gratuitement et comme il est en Creative Commons, vous pouvez même le modifier, l'améliorer et le partager encore et encore dans ces mêmes conditions ! Alors bien sur, c'est un jeu en 250 mots qui a été créé pour le concours. Il n'est pas exempt de défauts mais je suis assez fier de cette victoire !

Souvenez-vous, c'était l'un de mes objectifs pour cette année 2018. Prochaine étape : le Game Chef ! Un autre concours qui ne sera pas une mince affaire... L'année dernière Khelren a été le grand vainqueur. Autant vous dire que le niveau est stratosphérique, mais bon, c'est en forgeant qu'on devient forgeron, la preuve avec cette victoire de Pestiférés.

Sinon, histoire de ne pas parler que de moi, les deux autres vainqueurs du concours sont :

  • Victor D avec Préhistochronie : un jeu où les Néandertaliens ne se sont pas éteints et où en 2018 une guerre entre les deux espèces humaines se préparent !
  • Milo Hyde avec Zygomatiques : un jeu où on incarne la rébellion du rire alors que la police du non-humour cherche à les faire taire et à récupérer la blague ultime détenue par un résistant scientifique ! 

Ce dernier jeu m'a l'air très drôle, y compris dans son système de jeu !
A l'heure actuelle, les jeux sont disponibles en lecture sur le serveur Discord, mais ils devraient bientôt être publiés sur le site de l'antre du Gob (organisateur du concours !).

Je pense que comme l'année dernière je vous ferai un top 5 de mes jeux préférés parmi les 47 qui ont été produits pour le concours de cette année. Mais en attendant, et je pense qu'il sera dans le top, je ne résiste pas à la tentation de vous partager le jeu de Melti (vainqueur de l'année dernière) intitulé Liberté !
Je vous le copie/colle directement depuis le serveur Discord : n'oubliez pas c'est un jeu en licence Creative Commons CC BY 3.0 !

LIBERTÉ !


Imaginez seulement un instant,

Ces plaines herbeuses de notre belle Irlande

Sans le moindre chant

D’une Loutre à la voix de légende !

Cette bête vénérée par nos ancêtres celtiques

Jusqu’à devenir une acolyte domestique.


Nos Loutres pêchant à nos côtés,

De la Grande Famine elles nous préservèrent :

Le poisson suppléant la parmentière

Qui était en raison du mildiou avarié.


À époque où la fumée du charbon

Cache la misère industrielle des bas-fonds,

Où l’éclairage électrique des rues pavées

Permet d’admirer la modernité des palais,

Nous nous soulevâmes.


Dès 1864, Victoria régnant avec violence

Doit faire face à notre guerre d’indépendance !

Peuple nombreux et empli de fierté,

Sortant d’une famine sans être affaibli,

Nous agissons dans les ombres de l’Irlande assujettie

Nos Loutres luttant à nos côtés.



Volunteers, nous œuvrons toujours par paire.

Un Homme et une Loutre unis pour la liberté.

Costaud, Affable, Lucide, Fourbe et Adroit,

Avec 20 points répartis parmi nos Qualités,

Elles sont entre 1 et 8 échelonnées.


Quand Loutre ou Humain agit,

Un jeu de 52 cartes est requis.

Autant de cartes que la Qualité mobilisée

Sont tirées au hasard par l’acteur concerné.

Avoir au moins un trèfle en main

Permet un triomphe certain.

Le trèfle tiré avec la valeur la plus élevée

Indique la facilité du succès.


Si un acteur est plus de trois fois blessé

Le repos éternel lui est accordé.



Ainsi, un jour nous gagnerons notre liberté,

Nos Loutres chantant à nos côtés !


Des loutres, des irlandais, des Volunteers, des vers, que demande le peuple ! J'adore ! Et forcément, si vous me suivez un peu, avec Ardri, je ne peux que trouver ça excellent d'avoir basé une uchronie sur la Grande Famine irlandaise. Encore une fois bravo à Melti ! Je pense que c'est un auteur à surveiller, toutes ses participations à des concours type 3FF et autre finissent avec d'excellents résultats ! Et personnellement, à chaque fois j'adhère. Si ce n'est pas déjà fait, allez voir le blog de son collectif Cherches-Rêves ou même son portfolio !

Voilà pour l'heure ce que je pouvais dire à propos de cette réussite et du concours. Mais j'en reparlerai plus tard, je n'en ai pas fini avec cette édition 2018.

A très bientôt !

Bigyo'

mercredi 14 mars 2018

Ardri à la convention Grabuge de Carcassonne !

C'est officiel ! Je serai présent à la 8ème convention de jeux de rôle du club Grabuge de la MJC de Carcassonne.

Elle se tiendra du 20 au 22 avril 2018. Pour ma part, je serai là du 21 au 22 (soit samedi et dimanche) et comme le titre de l'article l'indique, je vous proposerai de jouer à "Ardri : les guerriers d'Enorhim".

Cela fait plus d'un an depuis la dernière convention à laquelle j'ai participé. Depuis, le jeu a évolué, surtout au niveau des règles.

Durant ce week-end de convention, je serai ce qu'on appelle un MJ résident. C'est-à-dire que les organisateurs vont me confier une salle dans laquelle j'aurai carte blanche pour vous immerger dans l'atmosphère de mon jeu. Musique, décors et costumes sont prévus afin de vous faire voyager jusqu'à l'île Verdoyante d'Enorhim.

Par conséquent, ce n'est pas une, ce n'est pas deux, mais c'est bien trois parties d'Ardri qui sont prévues sur tout le week-end ! Et chacune de ces parties vous proposera un scénario original conçu spécialement pour la convention et pour son thème : "climats extrêmes".

C'est l'occasion idéale pour tester le jeu ! Mais attention, les places sont limitées. Aussi, je ne peux que vous conseiller de vous inscrire préalablement via le site de la convention.
 Vous trouverez toutes les infos (tarifs, repas, etc) sur http://grabuge-convention.fr.
C'est là également que vous pouvez vous inscrire à l'avance aux parties, en espérant bien sur que sur tout ce week-end vous me ferez l'honneur de venir jouer à l'une des trois parties que je propose !

Pour l'instant il reste de la place un peu partout, les inscriptions viennent tout juste d'ouvrir, mais si cette convention vous intéresse, ne tardez pas trop !

En espérant vous y croiser, et même mieux, en espérant pouvoir jouer avec vous, je vous dis à bientôt !

Bigyo'

dimanche 11 mars 2018

Nouvelle page : téléchargements

Je viens de mettre en place une page "Téléchargements" où vous pourrez directement accéder à une grosse partie de mes jeux persos, de mes participations à des concours et des scénarios que j'ai écrits.

La page est accessible depuis l'accueil ou en cliquant ici.

Au passage, j'ai supprimé le lien menant vers la page de "Déferlantes", vu que pour le moment ce projet est en jachère complète, enterré loin dans mon esprit. Peut-être qu'un jour il renaîtra, mais pour le moment je me concentre encore et toujours sur "Ardri".

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

Bigyo'

dimanche 4 mars 2018

Illustration : une fili

Pour illustrer ce à quoi peut ressembler une fili kelde, je vous présente Finnlisa et son bodhran.



Bigyo'

jeudi 1 mars 2018

50 !

A l'heure où j'écris ces lignes, vous êtes 50 à me suivre sur ma page Facebook.
Vous êtes donc 50 à suivre mes articles qui parlent beaucoup de mes créations, pas mal de moi-même et un peu de JdR ! Vous êtes la moitié de 100 (gné !?) et ça représente déjà beaucoup pour moi ! :)
Imaginez, si on se rassemblait tous, on pourrait quasiment remplir un bus ! On aurait à peine la place pour rajouter deux ou trois personnes ;)

J'en profite donc pour vous dire un grand merci du fond du cœur !




Plus j'ai de monde derrière moi, plus ça me motive à continuer, plus je crée de contenu, plus je progresse et au final plus vous pourrez en profiter ! C'est un cercle vertueux ! Et puis, plus le nombre de personnes augmente de manière visible en se manifestant sur Facebook, Twitter ou Google+, plus ça me permettra d'être pris au sérieux. Comme je compte bien mener "Ardri : les guerriers d'Enorhim" jusqu'à une publication, votre soutien est très important. Vous êtes un argument de poids ! :)



Alors encore merci, continuez à me suivre, et n'hésitez pas à partager et commenter les articles de ce blog. Prochaine étape les 100 likes ! Et je peux déjà vous dire que quand on approchera de ce palier à trois chiffres, on fêtera ça tous ensemble d'une manière ou d'une autre (même si j'ai déjà ma petite idée en tête !) ;)

A bientôt !

Bigyo'

Illustration : https://pixabay.com/fr/social-facebook-pouce-comme-bouton-2706548/

mardi 27 février 2018

Bring that MJ a cookie !

En matière de JdR, Internet a permis une petite révolution : vous n'avez personne dans votre entourage pour jouer ? Qu'à cela ne tienne, rendez-vous sur les forums de jeu virtuel pour trouver une table à votre convenance.
Les contraintes pour les joueurs n'ont jamais été aussi peu nombreuses : choix des jeux et des parties parmi un panel varié, plus besoin de papier, de dés, de crayons, plus besoin de se déplacer, ni d'apporter les chips.
Les joueurs ont un investissement de départ qui consiste à avoir un PC, une connexion Internet et un micro (... pour la plupart des joueurs, seul le micro sera un vrai investissement, car le reste ils l'ont déjà depuis des années pour faire autre chose avec).
Il n'y a même pas besoin de logiciel à acheter car des applications web gratuites font le travail d'une "table virtuelle" (avec lancés de dés, fiche de perso, plans, etc).
Mais pour les jeux qui continuent à se jouer avec un MJ, une chose reste inchangée : le temps de préparation. Celui-ci dépend non seulement du jeu mais beaucoup aussi de l'investissement du MJ.
Certains vont passer des heures à préparer scénario, cartes, images, sons, musiques, etc. Et si les MJ font ça surtout pour le plaisir et la passion de jouer, il faut l'avouer, ils n'ont quand même que peu de reconnaissance de la part de leurs joueurs.
Alors voilà une idée : pourquoi, lorsque le jeu se fait via plateforme virtuelle, ne pas offrir un pourboire à son MJ pour lui montrer un peu de soutien ? Laissez moi vous exposer le fond de ma pensée et répondre à vos quelques objections à ce sujet.



Tout d’abord, dans la vraie vie, si on est honnête avec soi-même, il n'y a aucune partie qui ne se fasse gratuitement.
Ce qu'on observe généralement c'est que les joueurs ramènent toujours quelque chose à grignoter pour toute la tablée, ou que l'on soit obligé par la force des choses  de s'inscrire à une association pour avoir accès à des salles et à des gens (même si sur ce point là, cela vaut aussi pour les MJ).*
Si vous aviez coutume de ramener votre paquet de chips à 2 euros quand vous vous rendiez chez votre MJ, ou si vous vous êtes déjà inscrit à une asso' pour rencontrer des MJ, pourquoi ne pas montrer votre soutien à votre MJ virtuel et à son travail en lui offrant un pourboire à chaque partie ?

Cela voudrait dire qu'il faudrait payer pour jouer ? Non.
Ce serait juste participer à l'effort qui se fait autour de la création d'une partie, et ce ne serait pas obligatoire. La philosophie ce n'est pas de faire du profit pour les MJ, mais simplement, en virtuel, de reconnaître son potentiel de divertissement et d'avoir une attitude bienveillante envers lui.
Si les MJ vous font jouer, s'ils vous font rêver, s'ils vous apportent du contenu que vous appréciez, qu'est-ce qu'un pourboire de 2 euros pour les remercier ? C'est le prix de votre paquet de chips.

Si l'intention est si noble, pourquoi ne pas passer par une asso' ? Parce qu'on ne va pas créer une association pour chaque table qui se crée sur le net. Les associations dans la vraie vie centralisent les intérêts d'un groupe de personnes et font la promotion du loisir. Un MJ derrière son PC n'est là que pour vous proposer du jeu. Et, pour en revenir aux associations, elles vendent souvent de quoi manger, et j'imagine qu'on dépense souvent 2 euros en bouffe durant leurs permanences. Dans ce cas de figure, dans la vraie vie les MJ sont soumis à ce même tarif, mais c'est le prix à payer pour faire vivre une communauté et avoir accès à des salles.*
Mais en virtuel ? Quel est le prix à payer pour soutenir votre MJ ? Actuellement, aucun. Et c'est très bien. Le principe du pourboire c'est de donner si vous voulez/pouvez. Il n'y aurait donc rien d'obligatoire.
Ce serait typiquement un acte bienveillant, un don, un pourboire, un petit cadeau pour remercier à priori un inconnu qui vous a fait passer un bon moment. A une époque où ce type de soutien s'est multiplié dans le monde du jeu vidéo où les gens font des dons alors qu'il ne font que regarder d'autres personnes jouer, pourquoi ne pourrions nous pas avoir ce genre de reconnaissance envers les MJ qui eux au moins nous font jouer !

Est-ce que c’est une sorte de capitalisme ? Oui et non. Oui car on parle bien d'argent réel, non car ce ne serait pas obligatoire et qu'un MJ qui serait assez fou pour ne se consacrer qu'à cela n'en tirerait pas assez pour survivre.

Serait-ce possible légalement ? Rien ne semble s’y opposer. Au pire des cas les MJ devront déclarer les sommes perçues par ce biais. Mais ni l'Etat, ni le MJ ne s'enrichiront vraiment grâce à ça.

Vous allez objecter que les parties de JdR ont toujours été gratuites. Et je vous répondrais qu’elles le resteront. Le but n'est pas d'introduire une prestation de service car si c'était le cas, cela introduirait également la notion de professionnalisme. Or il n'existe à ma connaissance aucun MJ professionnel, aucun diplôme, aucune formation, aucun gage de qualité. Ça serait dommage de devoir payer un MJ alors que vous n'avez pas apprécié sa séance. De plus aucun débat n'a jamais réussi à trancher entre le "bon" et le "mauvais" MJ car cela est bien trop subjectif. C'est donc hors de question d'introduire une notion "pro".
En réalité, on reste sur du rapport humain, vous ne donnez pas d'argent parce que vous avez joué, vous donnez de l'argent parce que vous avez apprécié la partie ou le MJ et que vous voulez le lui signifier avec quelque chose d'un peu plus tangible qu'un simple « merci ». Et encore une fois, il n'y a aucune obligation.

Est-ce que c'est de la mendicité ? Non, c'est une forme de reconnaissance matérielle au moins envers le temps de préparation que le MJ aura consacré à la partie.

Mais les MJ prennent leur pied aussi, cela ne risquerait-il pas de tuer la passion ? Non, quelqu'un qui fait quelque chose par passion ou par plaisir et qui produit quelque chose qui vous fait également plaisir mérite quand même votre reconnaissance.

Dans ce cas là ne vaudrait-il mieux pas préférer les jeux sans MJ ? Pas de MJ = pas de préparation = pas besoin d'exprimer sa reconnaissance envers quelqu'un qui cumulera les casquettes d'auteur (lorsqu'il créé ses propres scénarios et/ou univers), de metteur en scène virtuel (lorsqu'il passe du temps à créer ou à chercher des plans, des portraits de PNJ, etc), d'arbitre (connaissance des règles et de leur bonne application, garant du contrat social), d'acteur (interprétation des PNJ), de conteur (description de l'atmosphère, des ambiances, etc), etc. Car, encore une fois, on ne parle pas de faire payer pour jouer, mais d'exprimer sa reconnaissance avec un petit pourboire, tout comme vous donneriez un pourboire à ce guide qui aura partagé avec vous ses connaissances et ses anecdotes tout en vous faisant passer un très bon moment.

Qu’est-ce qui empêchera les MJ de ne choisir que ceux qui donnent des pourboires ? Il est tout à fait légitime de se demander si ça n'encouragera pas effectivement ce genre de pratique. Mais, dans la réalité, vous êtes au moins 80% (MJ comme joueurs) à faire des bonds sur votre siège en lisant cet article et en jurant que jamais vous ne participerez à un tel "système". Malgré notre nombre réduit, et même si des MJ vénaux s'amusaient à ce genre de pratique, il resterait bien assez de monde pour jouer sans qu'on vienne vous parler de pourboire ou de reconnaissance.

Alors on va me dire que cette histoire c'est un marronnier rôliste, mais je vous dirai que pas tout à fait. D'habitude la question se pose de savoir si la rémunération d'un MJ peut s'envisager. Or ici, encore une fois, je ne parle pas de rémunérer les MJ, mais de reconnaître leur travail et/ou leur talent par un pourboire. Je fais une différenciation bien nette entre la proposition d'un service (c'est-à-dire devoir payer pour obtenir quelque chose) et un cadeau comme remerciement (vous ne payez pas pour jouer, vous offrez juste l'équivalent d'un café ou d'une bière bon marché à un MJ dont vous avez apprécié la partie). Enfin, je parle uniquement des MJ qui exercent en virtuel. Dans le monde réel, les MJ acceptent déjà volontiers leur corruption avec un paquet de bonbons.

Mais alors pourquoi nous parler de ça ? Parce que le paradigme du JdR est en train de changer, parce que cela se fait de plus en plus en ligne, parce que ce sont souvent des inconnues qui se mettent à jouer ensemble et donc parce que des MJ font des boulots de ouf pour des gens qu'ils ne connaissent même pas.
Ce serait tout à fait normal et appréciable qu'un MJ en fin de partie puisse proposer un lien vers son Tipeee/Patreon/Paypal pour ceux qui veulent lui payer le paquet de chips qu'ils auraient dû ramener si cela avait été une vraie table de jeu :)
En contrepartie, ce serait tout à fait normal également que les joueurs puissent décliner sans se sentir mal à l'aise qu'importent les raisons qui les poussent à le faire. Ce serait simplement une option en plus dans le contrat social autour de ces tables virtuelles qui se multiplient.

Et si aujourd’hui je ne vous parle que de la position de maître du jeu virtuel, c'est parce que c’est finalement celle qu'on rencontre le plus souvent et avec laquelle on a le plus d'interaction.
Mais on pourrait parler des auteurs amateurs sur le net également... Peut-être une prochaine fois !


Bigyo'


PS : à propos de la reconnaissance : j’emploie beaucoup ce mot dans cet article, mais qu’on soit bien d’accord, c’est le meilleur mot que j’ai trouvé pour essayer d’exprimer mes pensées et s’il est mal interprété il va au mieux faire sourire et au pire faire pleuvoir des critiques injustifiées. Donc je ne parle pas d’une reconnaissance profonde comme si le MJ était un dieu parmi les vivants, je parle juste de reconnaître l’investissement en temps (parfois conséquent) avant la partie de la part du MJ qu’il consacre à faire naître du jeu, du divertissement, du rêve, voir des émotions. Ca s’arrête là, ça ne fait pas de votre MJ un surhomme, mais reconnaissez que ce qu’il vous apporte en terme de divertissement et d’évasion (en dehors de toute autre considération) vaut bien un merci et votre soutien !

*Attention, comprenez moi bien, je ne critique pas le monde associatif rôliste, bien au contraire il est vital pour notre loisir.


Photographie : http://maxpixel.freegreatpicture.com/Cookies-Cookie-Nut-Cookie-Chocolate-Cookie-Two-1387826

mercredi 21 février 2018

"La Marche" : le thème musical de Ardri

Dans "Ardri : les guerriers d'Enorhim", la musique tient un rôle majeur.
Les habitants de l'île Verdoyante baignent dans la musique, les chants et la danse dès leur plus jeune âge et ces arts constituent une part très importante de leur culture, de leurs traditions et de leur vie quotidienne.
D'ailleurs, d'un point de vue mécanisme, les classes courtisanes (ou ceux qui festoient) utilisent la musique pour influencer les autres et le monde qui les entoure. Si les guerriers trouvent leur importance une arme à la main, si les clercs brillent par leur maîtrise des miracles et des bénédictions, les bardes (fili, scalde, courtisan et troubadour) déploient tout leur potentiel en faisant retentir quelques notes harmonieuses de leurs instruments fétiches.

https://pixabay.com/fr/harpe-musicale-instrument-musique-32964


Étant donné l'importance de cet art dans l'univers d'Ardri, il me semblait naturel de lui associer un thème musical fort. Si un dessein vaut mille mots, une musique n'a pas son pareil pour poser une atmosphère et une ambiance.

Dans la vidéo qui suit, les deux sont associés. Prenez donc moins de trois minutes pour écouter "La Marche", thème inspiré par la chanson traditionnelle irlandaise "Brian's Boru March", et vous projeter une nouvelle fois sur ces falaises d'Enorhim magnifiquement mises en scène en illustration par Neith.



Alors, qu'est-ce que vous en dites ? Je ne pense pas aller aussi loin que les Ombres d'Esteren, mais cela me parait très intéressant de pouvoir proposer quelques thèmes musicaux qui je l'espère inspireront les futurs joueurs et les aideront à s'imaginer toute une ambiance propre à Enorhim. Ce n'est pas quelque chose de très répandue à ma connaissance, mais comment illustrer l'importance de la musique autrement qu'en la faisant et qu'en l'écoutant ? 

Bigyo'


jeudi 15 février 2018

Illustration : un fennid

Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait d'illustrations de ma propre main sur ce blog.
Je vous propose donc un fennid (colorisé ou en noir et blanc).

 

C'est tout pour aujourd'hui !

Bigyo'

mercredi 14 février 2018

Les Uilebeasts les plus charmantes

En ce jour de Saint-Valentin, laissez moi vous présenter quelques unes des Uilebeasts qui vous feront littéralement tomber sous leur charme.

  • Les Nimh : ces créatures ressemblent à de magnifiques jeunes femmes, d'une beauté qui n’est pas de ce monde. Elles arborent une chevelure scintillante qui les différencie véritablement des autres Uilebeasts séduisantes. Vivant près des points et des cours d'eau, leur charme surnaturel pousse grand nombre d’hommes et de femmes à se jeter dans leurs bras. Les Nimh profitent alors de leur grand pouvoir de séduction pour embrasser langoureusement leur victime ce qui leur permet d’absorber en douceur leur âme dont elles se nourrissent. Les Nimh ne sont pas réputées pour leur dangerosité et elles pourraient se faire terrasser très facilement, mais qui voudrait ôter la vie à de telles sublimes demoiselles ? Des rumeurs disent que certains ont réussis à emprisonner une Nihm. On raconte alors que la Uilebeast négocierait sa liberté contre la révélation d’un trésor unique. 

  • Les Mahganes : ces Uilebeasts ressemblent elles aussi à de très belles femmes. Bien que leur beauté ne soit pas aussi époustouflante que celle des Nimh, tous ceux qui ont pu approcher ces créatures témoignent de l’émoi physique qu’ils ont ressenti en les voyant, ce qui fait que ces deux atrocités se confondent souvent dans les témoignages des moins érudits. Les Mahganes elles-même jouent de cette confusion, s’amusant parfois à absorber l’âme de leurs victimes en les embrassant même si en réalité c’est bien en plongeant leurs regards perçants dans ceux de leurs proies qu’elles parviennent à se nourrir. Solitaires, elles vivent entre les rivages marins de l’île Verdoyante et les terres proches des côtes. Elles aiment à collectionner tout ce qui brille. Certains disent que le trésor révélé par une Nimh emprisonnée vous enverra directement vers les richesses d’une Mahgane, comme si ces deux créatures étaient en réalité jalouses l’une de l’autre. Mais, si les Nimh sont dépeintes comme des êtres faibles, les Maghanes savent se défendre car elles savent s’allier avec d’autres monstres et surtout elles maîtrisent le Draïokta, la sorcellerie propre aux Uilebeasts. Si vous croisez une telle beauté, offrir un objet de valeur semble être la meilleure façon de marchander sa vie. 
 

  • Les Selkies : vivant sur les plages ou dans les criques tout autour de l’île Verdoyante, ces Uilebeasts qui peuvent avoir l’apparence de jeunes femmes ou de jeunes hommes se nourrissent des âmes des marins et des pêcheurs qu’ils prennent soin d’attirer vers le fond grâce à d’envoûtantes mélopées tirées du Draïokta. D’apparence tout à fait inoffensive sous leur forme humaine, ces créatures attirent l’œil à cause de la peau de phoque qu’elles gardent toujours avec elles. Lorsqu’elles l’enfilent, elle leur permet de se changer en l’animal et de voguer sur et sous les flots pour aller chercher leurs victimes qui ne se méfient jamais de ces bêtes paisibles.
 


Le charme de la prochaine Uilebeast réside dans son apparence et son comportement félins.

  • Les Kashee : ressemblant comme deux gouttes d’eau à n’importe quel chat noir, les Kashee partagent tous quelques particularité qui leur sont propres. Ils ont tout d’abord une tâche blanche sur leur poitrail. Ils peuvent également prendre la forme d'humains, mais conservent leur tâche sur le poitrail ce qui permet parfois de les repérer. Ils prennent des risques en vivant au milieu des populations au sein des bourgs et des villages mais, tout comme pour les chats, les activités humaines leur apportent leur pitance. En effet, ils se nourrissent principalement de poissons ramenés par les pêcheurs, mais également parfois de rongeurs cachés dans les maisons lorsque vient la nuit. Les Kashee sont individualistes ce qui n'en fait pas un grand danger, mais ils peuvent prendre le contrôle mental d'un être humain qui devient alors son serviteur. Trouvant leur plaisir et leur vengeance dans l'asservissement des hommes et des femmes, ils n'hésitent pas à s'en débarrasser de manière définitive quand un de leurs jouets ne leur plaît plus.

Dans nos contes et histoires d’amour, il arrive parfois que les princesses doivent embrasser des crapauds qui se transforment alors en prince et donnent lieu à une fin heureuse. Mais avec la prochaine Uilebeast vous ferez tout pour éviter le baiser.

  • Les Lamgynder : globalement, ces créatures ressemblent à une grenouille mais de la taille d'un bœuf, sa gorge immense pouvant avaler un homme tout entier. Doté d'ailes comme celle d'une chauve souris et d'une queue de lézard, le Lamgynder peut voler sur quelques mètres, et de sa gorge il peut émettre un brouillard qui sent la tourbe qui brûle. Sa langue peut attraper une cible à 20 mètres. Il se nourrit de chair, de beaucoup de chair. On le croise dans les marais, les tourbières et à proximité des lacs. Lorsqu'il ne vole pas, il rampe et laisse une trace baveuse et toxique au sol. Il sait parfois s’allier avec d'autres Uilebeasts pour attirer ses proies vers lui.

Enfin, Saint-Valentin oblige, voilà un couple de Uilebeasts qui va bien ensemble. Mais si par malheur vous les croisez tous les deux au détour d’un cimetière, vous avez intérêt à faire vos prières.



  • Les Ankshee : créature vaguement humanoïde à l'allure squelettique, couverte d'une toge et d'une cape noire, les Ankshee sont normalement des Uilebeasts solitaires, sauf s’ils se trouvent une Banshee pour les accompagner. Toujours muni d'une arme, ils se nourrissent des âmes des vivants. Ils opèrent généralement la nuit près des cimetières et, lorsqu'ils sont suffisamment repu, il peuvent faire revenir un mort de son tombeau pour le transformer à son tour en Ankshee. Bien qu’elle ne craigne pas la lumière du jour, cette Uilebeast se cachera et se reposera en journée à l’abri dans un tombeau, une crypte ou dans un sous bois très obscur.

  • Les Banshee : créature ayant vaguement l’apparence d’une femme à l'allure cadavérique, vêtue de blanc et d'une grande laideur, elle se nourrit des âmes des vivants qui rôdent autour des cimetières. Pour se rassasier, elle pousse tout d’abord un hurlement strident qui paralyse sa victime d’effroi, lui laissant alors tout le loisir d'absorber son âme tranquillement. Tout comme l’Ankshee avec qui on la retrouve parfois, lorsqu'elle est repue, la Banshee peut faire revenir une morte de son tombeau pour la transformer en Banshee à son tour. Comme l’Ankshee, elle ne craint pas la lumière du jour mais se terre pendant la journée pour se reposer. 

Bigyo'

mercredi 17 janvier 2018

Brigantin : coup de cœur et Ulule en approche !

Je manque un peu de temps pour ce mois de janvier mais plutôt que de faillir à mon objectif mensuel de 4 articles, je vous propose un deuxième coup de coeur mais dans un domaine différent du JdR !

Aujourd'hui, il est question du jeu de société (JDS pour les intimes) Brigantin de Frédéric Lamy et Pierre Bernard.
Il s’agit d’un jeu de stratégie dans lequel on incarne un capitaine de navire à l’époque des corsaires, des pirates et autres flibustiers ! Prévu pour 2 à 4 joueurs pour des parties allant de 20 à 45 minutes, le but du jeu est d’être le meilleur capitaine en gagnant un maximum de « Points d’Abordage ».
Pour y arriver de nombreuses manœuvres sont à votre disposition : recruter des membres d’équipage, attaquer des navires ou des ports, faire appel aux capacités spéciales de votre capitaine, etc.
Niveau matériel cela se joue avec des cartes illustrées par Pierre Bernard.

Les règles sont assez simples, on rentre facilement dans le jeu, on comprend vite les mécanismes que l’on peut mettre en place pour gagner des points et par conséquent on se met rapidement à élaborer des stratégies pour gagner… ou pour empêcher les autres de le faire !
Si vous êtes un habitué des JDS, je dirai qu’on a ici un jeu de type « deck building » assez léger et agréable et qui possède ce qu’il faut pour être apprécié par un grand nombre de joueurs.


Jean Leon Gerome Ferris [Public domain], via Wikimedia Commons


J’ai eu la chance de tester Brigantin l’année dernière à la convention Ludi’Kréa en Bretagne. La démonstration faite par Frédéric Lamy a été très agréable et c’est pourquoi je vous recommande d’aller y jeter un œil.
D’autant plus que très prochainement, le 22 janvier qui vient, un financement participatif sera lancé sur Ulule pour permettre au jeu de voir le jour ! D’ailleurs sur la page Facebook de Brigantin, il y a aussi un concours pour tenter de le gagner.
Si je ne vous ai toujours pas convaincu, peut-être que le magnifique teaser qui accompagne les premières annonces sur le financement à venir saura vous parler ! Vous pouvez le visionner sur youtube (il suffit de cliquer!).







Bref, pour moi Brigantin est un très bon jeu. Je vous invite à découvrir ça avec vos propres yeux, et j’en profite pour souhaiter bonne chance et beaucoup de succès à ses auteurs !

Bigyo'

dimanche 14 janvier 2018

Un rôliste en peignoir


Parfois je vous partage mes coups de cœur, et c’est ce que je vais faire aujourd’hui !
Laissez moi donc vous parler d’un rôliste en peignoir !
Sous ce volatile accoutrement, on retrouve un auteur, Quentin Saint-Georges, qui, tel un Lebowski du JdR, nous balance tranquille dans la même semaine deux jeux qui tiennent sur une page, à la cool, et qui font le boulot comme un bon strike dans un jeu de quilles !
Ca n’a pas de sens et j’utilise très mal mes images ? Et vous avez raison ! Je manie beaucoup moins bien l’humour que le rôliste en peignoir dont je vous parle.
Et si vous voulez vous en convaincre, allez jeter un œil justement aux deux jeux dont il est question ici :

A commencer par « D haut et D bas » : micro-système générique de JdR qui tient en une page. Vous n’aurez besoin que d’un dé à 10 faces et de lire les règles pour vous lancer dans des parties sur le pouce (ou tout autre extrémité). C’est très simple à comprendre et c’est très dynamique ! Et c’est bien ça qui me pousse à vous en parler aujourd’hui : le mécanisme qui gère le jeu est vraiment très bien pensé et dans toute sa simplicité il semble pouvoir permettre de mettre en place de véritables situations rocambolesques avec trois fois rien ! Alors bien sur vous n’allez pas faire des campagnes de 10 ans avec, mais les règles sont tellement faciles à assimiler et tellement claires,qu’une fois avoir lu la page une ou deux fois, vous serez en mesure d’improviser des parties de JdR un peu partout où vous vous ennuierez comme un rat mort (ou sinon à un apéro surprise!). La seule chose, c’est qu’il faudra toujours penser à avoir quelques D10 sur soi (mais quel bon rôliste ne se balade pas sans sa bourse à dés en permanence sur lui !).

Et en parlant de rat mort, on enchaîne sur le second jeu : Astropets Light ! (oui c’est de la transition pourrie!).
Vous avez peut-être déjà vu passer cette illustration de Slipersup d’un doberman arborant costume et symboles soviétiques ! C’est un peu la mascotte de ce jeu en devenir que le rôliste en peignoir nous promet pour très bientôt et dans lequel on incarne des animaux envoyés dans l’espace aux prémices de la conquête spatiale. 
Pour nous faire patienter, l’auteur a eu la très bonne idée d’en proposer une version légère, qui tient en une page (alors qu’il nous promet un livre de poche de 120 pages pour la version définitive).
Que les défenseurs des animaux se rassurent, on est là dans un jeu totalement délirant où l’on rend enfin justice à ses braves bêtes qui nous ont défendus contre les envahisseurs extra-terrestres !
Là encore, le système est simple et fun : on peut faire des piles-poils, utiliser son flair ou gagner des croquettes ! Et je ne rends pas du tout justice à ces règles, donc allez y jeter un œil ! C’est un petit peu plus élaboré que le micro-système dont je vous parlais précédemment : il faut même un papier et un crayon ! Et la cerise sur la pâté, c’est la création de personnage. On en vient presque à se demander qu’est-ce qu’il projette de rajouter dans son livre de poche à part des illustrations super classes ? Bref, c’est frais, c’est fun, c’est léger, c’est malin, et en plus c’est GRATUIT ! Que demande le peuple ?  

By Ranganath Krishnamani (Ranganath Krishnamani) [CC0], via Wikimedia Commons



Encore ? Et bien oui, ce n’est pas fini ! Même si le peignoir est principalement porté par Quentin Saint-Georges, c’est un véritable label qu’il souhaite proposer à travers son logo bleu. Alors, je ne sais pas s’il compte s’associer ou proposer des jeux venant d’autres auteurs, mais ce que je sais c’est qu’il prépare également un JdR nommé « - Doomed - » qui sera une sorte de western dark et pulp motorisé par le système Wushu.  Je pense que ça peut en intéresser plus d’un ! Donc, si vous n’avez pas déjà cliqué sur les liens qui jonchent cet article… et bien… qu’est-ce que vous attendez !? Allez hop hop hop ! Du vent ! Et à la prochaine.



Bigyo' 

PS : on est d'accord, l'illustration de cet article n'a rien à voir avec celles qui seront créés pour "Astropets" ;)

dimanche 7 janvier 2018

Ardri au D12

Depuis mes premières idées sur le jeu jusqu’à encore quelques heures auparavant, j’avais envisagé un système pour Ardri dans lequel la base pour résoudre des actions serait de lancer 3D10.
Pourquoi 3 dés ? Pour illustrer la Trinité. Pourquoi des dés dix ? Parce qu’ils me permettaient de mettre en place une échelle assez simple à se représenter, et qu’il s’agit également de dés assez courants.
Quand j’ai voulu ajouter des détails à cette base, notamment via l’intervention de talents qui permettaient d’augmenter les chances de réussites pour certaines actions, il a fallu me plonger un peu plus dans les probabilités, tout en gardant en tête l’axe de progression des personnages. Après réflexion j’en étais arrivé à la solution qui figure actuellement dans le kit de démonstration : l’ajout de dés bonus dont la valeur va en diminuant quand le personnage progresse en niveau dans ses talents.
En l’état cela fonctionne, et c’est ce qui m’importait en premier lieu, mais il faut reconnaître que ce n’est pas très élégant, et que ça casse un peu ma Trinité.





Mon doute sur ce mécanisme s’est accentué lorsqu’une joueuse m’avait fait part de son incompréhension et de son rejet du dé bonus. Même si mes explications permirent de lever l’incompréhension, le problème était soulevé.
Il s’est révélé encore plus évident avec l’intervention d’Olivier Ranisio (l’auteur d’Emysfer). Pour lui, non seulement ce n’était pas élégant, mais l’expérience utilisateur n’était pas très engageante non plus. Lorsqu’on monte en niveau, il est plus motivant de voir ses valeurs monter que diminuer, même si cela s’explique d’un point de vue mathématique.
Si à ce moment là je pariai sur l’intelligence des joueurs qui comprendraient pourquoi on passe du D20 au D10 et au D8 en augmentant son niveau dans un talent, aujourd’hui, sans pour autant remettre en cause l’intelligence des joueurs, j’ai fini par reconnaître que ce n’était pas suffisamment  limpide et agréable comme mécanisme, et qu’il me fallait trouver une autre solution.

Aussi, après réflexions et m’être replongé dans les probabilités (enfin, surtout ma chère et tendre qui est plus brillante que moi dans ce domaine), pour conserver la même progression et les mêmes chances de réussites, tout en ayant un mécanisme simplifié (où on se contente uniquement des dés de la Trinité), il m’est apparu qu’il me fallait abandonner mes 3D10 pour passer à 3D12. Finis les dés bonus pour les talents, le système de résolution des actions incertaines se résume à lancer ces 3D12 et à obtenir au moins 2 réussites en fonction de la valeur des caractéristiques plus ou moins modifiées par les domaines, les talents et les circonstances. En une phrase, tout est résumé ! Alors, après je ne me sépare pas des subtilités apportés par les Lois de Murphy (qui concernent les critiques et l’économie des réussites), ni par les Lois de Brian (qui gèrent les dégâts et les confrontations), je vais juste réajuster les échelles pour les adapter au D12.







Il va donc falloir que je fasse de nouveaux playtests et que je modifie le kit de démonstration en conséquence. Cependant, il me reste une interrogation : le D12 n’est pas le plus courant des dés. En avoir un par joueur (comme pour Colonial Gothic - edit : en fait il en faut 2 par joueur -) est déjà bien, mais trois, sachant que les jeux qui l’utilisent ne sont pas légions, est-ce que ce n’est pas trop en demander ? Est-ce que ça ne serait pas au final un handicap pour Ardri ?

Je vous soumet donc cette question très simple à vous mes lecteurs et lectrices : est-ce qu’un jeu qui demande 3D12 pour y jouer vous pose problème ?

J’espère que la majorité d’entre vous répondra que vous en avez déjà 3 dans votre bourse à dés, mais le cas contraire, n’hésitez pas à détailler en quoi cela constitue un problème pour vous.
A très vite !



Bigyo'